Hong Kong, le 21 février 2011 – Premier jour d’enseignement, compte-rendu.

Un grand nombre de Lamas de haut rang sont arrivés à Hong Kong pour prendre part au programme prévu pour la visite du 17ème Gyalwa Karmapa. Parmi eux, Beru Khyentse Rinpoché, Jigme Rinpoché (neveu du 16ème Karmapa, et représentant du 17ème Karmapa en Europe), Lodreu Rabsel Rinpoché (Secrétaire Général pour l’administration du Gyalwa Karmapa), Nendo Dorje Lopön Rinpoché, Shangpa Rinpoché, Sherab Gyaltsen Rinpoché, Sang Sang Rinpoché. Bien d’autres étaient également présents.
Lama Ole Nydahl, qui a établit le réseau mondial de centres du Dharma « Diamond Way », est aussi arrivé à Hong Kong pour prendre part aux initiations et enseignements transmis par le Gyalwa Karmapa, Trinley Thaye Dorjé.

Deux sessions d’enseignements avec le Gyalwa Karmapa avaient été prévues pour les soirées du 21 et 22 février. Encore une fois, c’est au Hong Kong Convention and Exhibition Center qu’elles ont eu lieu, mais, cette fois-ci, dans une salle légèrement plus petite.
Le thème de l’enseignement était : « Qu’est-ce que le Bouddhisme ? ». Ce soir là, de nouveau, ce sont environ 1500 pratiquants qui s’étaient rassemblés pour écouter cet enseignement.
Le soir du 21 février, Gyalwa Karmapa a débuté son enseignement en disant qu’il n’allait pas seulement parler du Bouddhisme mais qu’il allait plutôt, dans un premier temps, aborder la spiritualité de manière générale. Il a fait remarquer que, bien que beaucoup d’entre nous possèdent tout ce que le monde matériel a à offrir, néanmoins, si nous n’avons pas de perspectives spirituelles dans notre vie, alors, les choses peuvent devenir très confuses. Il a précisé que c’était la raison pour laquelle, dans toutes les sociétés, existe la spiritualité sous une forme ou sous une autre.
Parlant plus spécifiquement du Bouddhisme, il dit qu’on ne pouvait pas, en réalité, le considérer comme une religion, ni d’ailleurs vraiment comme une philosophie. La manière la plus pertinente de le faire entrer dans une catégorie serait probablement de le comparer à une science. En effet, le Bouddhisme offre un savoir et des méthodes utiles, exactement comme la science qu’est la médecine, par exemple.
Il a ensuite souligné l’importance qu’il y avait à préserver le Dharma du Bouddha d’une façon authentique et nous alerté contre le danger de perdre sa vraie signification et son essence. En plaisantant, il s’y réfère comme à une « espèce en danger ».
Il dit que le Bouddhisme est devenu très populaire et à la mode parce qu’il est exotique, mais que chacun d’entre nous devrait se demander si notre pratique est réellement de qualité – en d’autres termes, si elle a un effet, un résultat.
Il a ensuite invité les personnes présentes à partager toutes leurs questions ou commentaires. En effet, il avait pu constater qu’un échange était en général plus riche et plus intéressant.

L’audience a utilisé largement cette invitation et la session de questions et réponses s’est prolongée bien après l’horaire prévu.