Chers amis du Dharma,
Le 11 septembre marque la commémoration des tragiques événements qui se sont déroulés à New York et Washington en 2001. Près de 3000 personnes ont été tuées dans les attaques, ce qui a causé d’immenses souffrances et de grandes pertes encore douloureuses aujourd’hui. Quel espoir y a-t-il face à la violence ?
Lorsque nous regardons les événements qui se sont passé ce jour-là, nous pouvons voir, derrière la fumée et la destruction, de nombreux actes de compassion : les services de secours, les volontaires, les gens de tous horizons prêtant main-forte et ouvrant leur cœur pour s’aider les uns les autres. Le cœur humain, la bodhicitta, est le bien le plus précieux. Les bouddhas sont aidants dans la vie, mais un cœur compassionné est plus précieux encore qu’un bouddha. Il y a, dans le cœur humain, un espoir sans limites.
Le 11 septembre est aussi l’anniversaire du mouvement moderne et non violent de Mohandas Gandhi. Ce jour de 1906 a vu naître satyagraha, la force de l’amour ou de la vérité qui émane de la non-violence. Ce mouvement de compassion a inspiré Martin Luther King Jr et de nombreuses autres personnes qui ont suivi un chemin non violent. Ce mouvement de compassion a élevé la préciosité du cœur humain et de l’espoir qui découle de la bienveillance. Comme l’a dit Gandhi : « La non-violence, qui est une qualité du cœur, ne peut provenir d’un appel du cerveau. »
En ce jour, j’en appelle à votre cœur, pensez à ceux qui ont souffert. En ce jour, j’en appelle à votre cœur, laissez sortir la compassion. Le Bouddha Gautama a dit : « Un seul mot porteur de paix vaut mieux que mille paroles creuses. »
En ce jour, j’en appelle à votre précieux cœur humain, puissiez-vous partager les mots porteurs de paix pour tous les êtres sensibles.
Gyalwa Karmapa
