Karmapa en Malaisie – le 20 mai 2013

 

Le 20 mai 2013 : Sa Sainteté Karmapa a donné des enseignements et a participé à une puja de Tchenrezi au Kuching Bodipath Center (Malaisie)

 

kunching 20.05.13

Le dernier soir de son séjour à Kuching Sa Sainteté a visité Kuching pour rencontrer organisateurs et fidèles, donner des enseignements, répondre à des questions et guider une puja de Tchenrezi.

 

Le Kuching Bodipath Center est réputé pour son ambiance chaleureuse et conviviale. Lorsque Gyalwa Karmapa est arrivé, le temple était déjà comble, et la foule des fidèles s’étendait au-delà de l’entrée jusque dans la rue.

 

Sa Sainteté commença son enseignement en félicitant tous les présents pour leur courage et leur ouverture, et reconnut que pratiquer le dharma n’est pas facile et demande une énergie et une patience considérables.

 

Puis il mit en garde chacun contre ce qu’il nomma « l’effet micro-onde » si caractéristique de notre époque : juste comme tant d ‘entre nous, quand ils ont faim ont tendance à attraper de la nourriture pour la fourrer dans le micro onde, en quête d’un instant de plaisir, au lieu de prendre le temps nécessaire pour cuisiner un repas vraiment nourrissant, juste de la même façon nous avons tendance à utiliser la pratique du dharma en guise de solution miracle à nos problèmes.

 

Sa Sainteté expliqua ensuite que cette tendance était largement due à l’influence matérialiste de notre époque, dans laquelle nous disposons de tant de « choses magiques ».

 

« Ainsi vous avez vraiment besoin de développer la patience- pas juste en supportant toutes les sortes d’obstacles les yeux fermés…(…) non il s’agit de la patience qui développe le courage de vous élever vous-même. S’élever soi-même est une grande pratique. Souvent de nos jours nous traitons les problèmes avec un tel manque d’estime de soi, un tel manque de confiance, tellement de doutes… ceux-ci sont en grande partie dû à l’effet micro onde. »

 

(…)

 

Avant de commencer la pratique de Tchenrezi, Sa Sainteté donna des explications sur la forme de compassion que les aspirants bodhisattvas devraient s’efforcer de cultiver, et sur la façon de s’y prendre :

 

« Cette forme de compassion est connue comme la compassion sans limites, parce qu’elle n’exige ni raison ni cause. C’est la forme de compassion que nous essayons d’accomplir par la pratique de Tchenrezi. (…)

Au début bien sûr nous ne sommes peut-être pas capables de générer cette forme de compassion sans limites, ce qui est correct, ce qui est tout à fait acceptable. C’est complètement normal pour nous, parce qu’après tout nous sommes des êtres humains (…) »

 

Gyalwa Karmapa ensuite prit l’exemple d’un grand arbre majestueux né d’une minuscule graine pour illustrer l’importance du temps, de la patience et des bonnes conditions: « Juste comme l’arbre a besoin de temps, de nourriture, de culture, de fertilisant, de la même façon nous les pratiquants, dans le but de devenir des êtres bons, des êtres convenables, pour la libération de tous les êtres sensibles, nous avons vraiment besoin de nous cultiver nous- mêmes, de cultiver notre qualité, de cultiver notre nature. »

 

Sa Sainteté termina son enseignement en donnant des instructions sur l’attitude à développer quand on s’entraîne à cultiver la compassion :

 

« Ainsi quand nous pratiquons la compassion, quand nous appliquons la compassion dans nos vies quotidiennes, nous devons vraiment nous dire « C’est moi, c’est ce que je suis. Je ne peux pas changer cela ; personne ne peut changer cela.

 

Vous ÊTES compassion, et votre réelle existence est une incarnation de compassion, une manifestation de compassion. Donc développez constamment ce type d’attitude, aussi régulièrement que possible. De cette façon, alors naturellement votre vue sur la vie, votre vue sur les expériences difficiles de la vie, les défis de la vie auront une allure complètement différente. »

 

À la fin de la session Sa Sainteté Gyalwa Karmapa se joignit à l’assemblée des Rimpoche, des moines, des organisateurs et des fidèles pour une pratique commune de Tchenrezi.

 

Laisser un commentaire