Déclaration de Karmapa au sujet des attaques à Paris

Il est très triste de voir combien les êtres humains que nous sommes peuvent être destructeurs. Il est particulièrement important, dans ce moment, de se rappeler que nous sommes aussi capables d’un grand courage et de beaucoup de compassion. En ce jour tragique, je dédie mes prières aux victimes, aux auteurs [de ces crimes] et à tous ceux qui ont été blessés, directement ou indirectement. Nous devons trouver une façon d’utiliser ce moment pour développer davantage de conscience et de compréhension, afin que nous puissions vivre sans peur. Nous devons trouver une façon d’utiliser ce moment pour résister à la peur et à la panique et ne pas y succomber. Nous devons trouver une façon d’utiliser ce moment pour développer de la compassion et montrer aux autres que c’est le manque de conscience, de sagesse et de compassion, se manifestant sous la forme des émotions, qui constitue le réel problème auquel nous devons résister.

Je prie afin que nous trouvions tous une façon d’utiliser ce moment pour répondre avec bienveillance, pour se relever avec l’espoir au cœur et pour se rappeler que les êtres humains sont aussi capables d’un grand courage et de beaucoup de compassion. Je demande à tous ceux qui sont affectés par cette tragédie, directement ou indirectement, de se joindre à cette aspiration.

Karmapa Trinley Thayé Dorjé

Karmapa : l’anniversaire du Roi Jigmé Singyé Wangchuk

Le 10 novembre 2015

Thayé Dorjé, Sa Sainteté le 17e Gyalwa Karmapa, demande à ses étudiants de se joindre à ses prières à l’occasion du 60e anniversaire de Sa Majesté, le Roi Jigmé Singyé Wangchuck, le 4e Druk Gyalpo du Royaume du Bhoutan.

Voici sa lettre à partager avec tous les étudiants et amis du Dharma.

New Delhi, le 10 novembre 2015

Chers amis du Dharma de par le monde,

Le Royaume du Bhoutan fêtera, le 11 novembre, le 60e anniversaire du Roi Jigmé Singyé, Sa Majesté le 4e Druk Gyalpo, par des prières conduites dans tous les monastères du pays. Son peuple célèbrera cette occasion des plus solennelles et de bon augure, le 60e anniversaire de ce souverain qu’il aime et révère pour son règne éclairé, dans la plus grande joie. Sa Majesté le 4e Druk Gyalpo est le seul monarque qui a introduit, de son vivant, la démocratie et un État de droit constitutionnel, malgré les souhaits exprimés par son peuple pour qu’il demeure leur dirigeant absolu.

Depuis le tout premier Druk Gyalpo Ugyen Wangchuck, la lignée Karmapa a toujours fait l’objet d’une formidable bienveillance  et d’un grand soutien de la part du Bhoutan. Sa Majesté le 4e Druk Gyalpo a été extrêmement bienveillant envers moi-même et mon maître, Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoche.

Je réciterai le mantra et la pratique de Tara blanche et prierai pour la longue vie de Sa Majesté, le 4e Druk Gyalpo. Je demande à tous mes étudiants, monastères et centres dans le monde de se joindre à moi dans ces pratiques. Je vous adresse la requête, en ce jour propice, d’offrir des prières pour la santé et la longévité de Sa Majesté le 4e Druk Gyalpo et pour le bien-être et la prospérité de son peuple.

Je remercie, avec toute ma gratitude, Sa Majesté le 4e Druk Gyalpo, Sa Majesté le 5e Druk Gyalpo et le peuple du Bhoutan pour leur soutien continu du Dharma du Bouddha et je leur adresse toutes mes félicitations en ce jour joyeux, la célébration du 60e anniversaire de Sa Majesté le 4e Druk Gyalpo.

Avec mes prières,

Thayé Dorjé, Sa Sainteté le 17e Gyalwa Karmapa

La compassion

Le 30 octobre 2015

Thayé Dorjé, Sa Sainteté le 17e Gyalwa Karmapa, partage un enseignement sur la compassion. La compassion, dont Karmapa parle beaucoup, compte parmi les enseignements fondamentaux du bouddhisme.

« La compassion est notre nature innée et une qualité de notre esprit. Elle tend simultanément au véritable bonheur qui est inhérent à tous et à mettre un terme à la confusion pour chacun, permettant ainsi d’acquérir une compréhension correcte du monde et des êtres qui l’habitent. C’est par un flot naturel de compassion que nous donnons une signification essentielle à la vie.

Puisque cette qualité de compassion nous est inhérente, nous n’avons pas besoin de la chercher ailleurs. Là où se trouve la conscience réside une graine de compassion. Il en va de même pour la sagesse : là où se trouve la conscience réside une graine de sagesse aussi. La compassion est inséparable de la sagesse.

L’expression naturelle et la qualité de la compassion sont très importantes, parce que sans cela nous ne pourrions pas vivre pleinement. Sans compassion, nous serions seulement capables d’éprouver une paix fragile et conditionnée. C’est grâce à une compassion qui résulte en une véritable compréhension que nous pouvons découvrir une paix et un bonheur inconditionnés et, ultimement, la libération.

Afin de s’en approcher, le Bouddha nous a enseigné de cultiver plus de compassion envers nous-mêmes, les autres et le monde en reconnaissant que l’aspiration et la motivation à vouloir le bonheur (et à ne pas vouloir le mal-être) est profondément ancrée en chacun de nous. Si nous utilisons cette compréhension pour se relier les uns aux autres, nous pouvons alors créer la base pour développer et cultiver ce qui est le plus essentiel dans notre vie : la compassion.

En semant des graines de compréhension bienveillante à chaque instant qui passe, nous pouvons dépasser les différentes formes de confusion sans trop lutter. Les obstacles sont facilement évités et nous progressons en toute sécurité sur le chemin de la vertu, utilisant au mieux cette précieuse et fragile existence humaine. En présence de difficultés, par exemple, se concentrer sur nos souhaits les plus profonds nous aidera à dépasser les défis mentaux et physiques qui se présentent.

Nous devons nous rappeler que cultiver la compassion peut s’accomplir sans fournir un gros travail. Nous pouvons la développer quand nous sommes assis, quand nous marchons et même quand nous dormons. En nous appliquant à cela, nous pouvons utiliser chaque moment, même dans ce monde physique limité.

Je pense que notre famille — qu’il s’agisse de notre famille immédiate ou d’autres formes de famille — constitue l’environnement idéal pour commencer à cultiver la compassion. Quel que soit notre contexte culturel ou notre statut social, notre famille est le terreau le plus fertile dans lequel développer notre graine innée de compassion afin qu’elle fleurisse. Elle ne peut pas s’épanouir sans cette terre fertile de la famille. Le but d’un sol fécond est de permettre le développement les graines jusqu’à ce qu’elles deviennent des plantes saines et bien épanouies. Le développement de notre compassion est donc liée, de façon intime et interdépendante, au sol fertile de notre famille.

Il est vrai que les bouddhas et les bodhisattvas conduisent les pratiquants à renoncer aux attachements et particulièrement à l’attachement à la famille parce que l’attachement n’est pas inhérent, c’est une compassion fourvoyée. L’attachement peut ressembler à la compassion aux yeux d’un esprit inattentif. Cependant, un esprit attentif découvrira que l’attachement a toujours une intention égoïste. La compassion cherche un soin inconditionnel, pas uniquement pour soi-même, mais pour les autres aussi.

Au fur et à mesure que le pratiquant prend conscience de sa vérité fondamentale, l’esprit évalue la situation en présence et évite prudemment de cultiver toute forme d’attachement. Nous évitons, par exemple, des conditions extérieures comme la famille, par peur de lui nuire parce que l’attachement nuit aussi bien aux autres qu’à nous-même. Cependant, quand l’esprit s’affranchit des attachements, nous voyons qu’il y a de moins en moins besoin d’éviter ces conditions et nous sommes capables de voir que notre famille constitue en effet un terreau fertile et idéal pour cultiver la compassion.

Nous pouvons naturellement essayer de trouver d’autres sols — d’autres familles — mais ceux auxquels nous sommes déjà reliés jusqu’à présent, sont, de loin, les terreaux les plus fertiles. Ils sont féconds parce que nous éprouvons une bienveillance naturelle les uns pour les autres. Chaque membre de la famille nous guidera et nous enseignera de sa propre manière.

Par conséquent, alors que la graine de la compassion est innée en chacun de nous, nous avons tout d’abord besoin, afin de la cultiver en nous et dans le monde qui nous environne, d’un terreau fertile — notre famille. Il revient à chacun d’entre nous de trouver le courage de cultiver la compassion, libre d’attachements, et de chercher à fournir un soin inconditionnel pour tous les êtres. »

Le Karmapa: se préparer à la paix.

Le 18 septembre 2015

Alors que nous approchons de la Journée internationale de la paix célébrée par les Nations Unies, sa Sainteté le 17ème Gyalwa Karmapa Thayé Dorjé nous offre un enseignement sur la manière de nous préparer pour la paix:

“Alors que nous approchons du 21 septembre, journée que les Nations Unies ont définie comme Journée internationale de la paix, profitons de cette occasion pour examiner comment nous nous préparons pour la paix.

 Dans le texte de Tokmé Zangpo “Les 37 pratiques d’un bodhisattva”, datant du 14 ème siècle, la quatorzième pratique se traduit à peu près ainsi : «Même si quelqu’un diffuse à travers des milliards de mondes toutes sortes de remarques désobligeantes nous concernant, répondre à cela en parlant des qualités positives de cette personne, avec un esprit bienveillant, c’est la pratique d’un bodhisattva».

Comme cette pratique l’illustre, la paix peut parfois être difficile, surtout si quelqu’un nous calomnie et nous critique. Cependant, d’un point de vue spirituel, le plus grand défi ne réside pas dans la critique elle-même, mais plutôt dans l’aspect de l’esprit qui saisit, dans l’idée d’un soi et tout ce qui en découle.

Dans un monde où une si grande importance est accordée à la parole et à la communication – on pourrait l’appeler le monde oral – il peut être facile pour cet aspect de saisie de l’esprit de se focaliser principalement sur l’image de nous-mêmes. Ainsi, quand il y a de vives critiques, le “moi” va naturellement se défendre. Cela peut conduire à l’esprit à être perturbé par l’émotion et entraîner des pensées, des paroles et des actes de représailles. Cela crée, ou plutôt perpétue, un cycle inutile. En répondant de cette manière, nous pouvons susciter beaucoup d’agitation… et l’histoire se perpétuera de manière tout à fait prévisible.

L’objectif d’un bodhisattva, de quelqu’un sur la voie de l’éveil, est de faire cesser l’agitation, non de l’amplifier. Le but est de créer le calme, non la tempête, et de se concentrer en premier lieu sur ce qui est à la source de toute cette agitation. De cette manière, nous verrons que le réel problème est la saisie de l’image de nous-mêmes. Nous pouvons investir beaucoup d’efforts dans la sauvegarde de notre image. Cette image existe dans le monde des mots, sous la forme d’un nom, d’un titre, etc. Et comme nous ne sommes pas les seuls à nous concentrer sur cette image, mais que d’autres dirigent aussi leurs pensées vers ce même point, elle apparaît nettement, comme un reflet dans un miroir. Cette image est maintenant vulnérable aux attaques, pour ainsi dire.

Dans ces circonstances, il est important de garder notre esprit calme, notre esprit en paix et non perturbé par l’émotion. Sinon, quand notre nom ou notre image est attaqué, bien qu’autrui n’attaque que notre nom ou notre image – juste le reflet dans le miroir et même pas notre corps physique – nous pouvons encore nous sentir blessé et répondre par de l’agitation inutile.

Dans le cas d’un bodhisattva, construire un reflet dans le miroir et projeter ce reflet dans le monde n’est important que si cela est bénéfique aux autres.

Dans certains cas, il se peut que les critiques d’autrui soient constructives. Dans ce cas, l’esprit vaillant et courageux verra les mérites de ces critiques et les accueillera. Seul un esprit sage peut accueillir la critique.

Toutefois, lorsque nous sommes critiqués de façon non constructive, ainsi qu’il est décrit dans cette pratique de Tokmé Zangpo, nous devons considérer les mots comme n’étant rien de plus qu’un simple écho.

Alors que nous nous préparons pour la paix et pour la Journée internationale de la paix des Nations Unies, rappelons-nous que le karma créé par les critiques acerbes ne s’accomplit que si nous rendons la pareille. Nous avons le pouvoir et le choix de voyager sur le chemin d’un bodhisattva. Nous ne pouvons contrôler tous les conflits de notre monde, mais nous pouvons contrôler notre réponse face à cela. Nous pouvons contribuer à garantir que nous ne créons pas plus de mal, nous ne causons pas plus d’agitation, mais nous nous préparons pour la paix en lâchant la saisie, en gardant l’esprit calme et en puisant dans l’éternel réservoir de compassion et de sagesse qui se trouve en chacun de nous. Car c’est dans ce réservoir, cette richesse intérieure, que se trouve la source de la paix.”

Lama Ole Nydahl à Dhagpo du 26 au 29 Septembre

  FRANÇAIS

Chers amis,

Ainsi qu’annoncé cet été, nous avons la chance de recevoir très prochainement Lama Ole Nydhal en France. Lama Ole donnera des enseignements sur les souhaits du Mahamudra du 26 au 29 septembre 2015 au centre bouddhiste Dhagpo Kagyu Ling. Plusieurs pays limitrophes vont probablement, comme l’an dernier, se joindre à l’événement. Aussi nous vous communiquons les différentes options pour vous rendre aisément sur le centre bouddhiste Dhagpo Kagyu Ling depuis Paris, co-voiturage, bus à bas prix, tous les détails sur le website http://voie-du-diamant.org

N’hésitez pas à nous contacter en cas de renseignements complémentaires.

À très bientôt,
Philippe, équipe web Voie de Diamant Paris

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  ENGLISH

Dear Friends,

As announced in June, we have the great opportunity to welcome Lama Ole Nydhal to France very soon, to attend a Mahamudra course from 26th to 29th of September 2015 in Dhagpo Kagyu Ling Buddhist Center. As last year, friends from several countries will certainly join. So that all the options are indicated on the website http://voie-du-diamant.org to get Dhagpo Kagyu Ling Buddhist Center from Paris, as car pooling and cheap transportations

Please fell free to contact us if you need further informations.

All the very best

Philippe, web team Diamond Way Paris

7500 participants de 40 pays différents viennent écouter les enseignements de Karmapa en Allemagne

Immenstadt, 9 août 2015: Thayé Dordjé, Sa Sainteté le 17ème Karmapa a donné des enseignements bouddhiques et des initiations au Centre Européen, un lieu de rencontres international pour les bouddhistes de la Voie du Diamant, situé au sud de l’Allemagne.- 7500 pratiquants bouddhistes venant de plus de 40 pays ont assisté à ses conférences lors de la session de clôture les 8 et 9 août. Cet événement est un record historique dans le monde occidental du fait que c’est la première fois qu’autant de pratiquants bouddhistes de la lignée Karma Kagyu se rassemblent en si grand nombre. Il a eu lieu durant le 23ème Cours d’Eté International au Centre Européen, qui se situe au vieil hôtel particulier «Gut Hochreute“, où des milliers de bouddhistes se sont rencontrés du 27 juillet au 29 août pour écouter les conférences bouddhiques, suivies de méditations guidées, et participer aux cérémonies traditionnelles. Des enseignements de Shérab Gyaltsen Rinpotché, Lama Jigmé Rinpotché, Lama Ole Nydahl and Tsultrim Namgyal qui constituaient une partie du programme, ont ainsi inspiré plus de visiteurs qu’il n’était prévu, venus participer au week-end de clôture.

Karmapa – qui a déjà visité le centre et 2008 et en 2012 a souligné « l’importance de developper la compassion et le courage. »Cet endroit sera bénéfique pour un grand nombre de gens, même dans les générations futures » Il a mentionné l’importance du Centre Européen pour le bouddhisme – pas seulement en Allemagne et en Europe mais aussi au-delà.  Avec la nouvelle construction qui a été inaugurée le 2 août, et le grand hall de méditation de 570 m2, le Centre Européen devient le plus important centre pour le bouddhisme de la Voie de Diamant dans le monde occidental.

On se souviendra toujours du cours d’été de cette année 2015 comme l’un des événements majeurs pour le Centre Européen.

Gut Hochreute a été fondé à l’origine en 1911 dans la petite ville d’Immenstadt près des alpes bavaroises. En 2007, la Fondation du Bouddhisme de la Voie du Diamant a acheté la propriété de 40 hectares pour la transformer en l’actuel Centre Européen, où tous les gens de par le monde peuvent venir se rencontrer, approfondir leurs connaissances en matière de bouddhisme et méditer ensemble en accord avec la tradition Karma Kagyu du bouddhisme tibétain. De ce fait le Centre Européen est connecté à plus de 650 centres de méditation sous l’autorité spirituelle de Karmapa, et sert de lieu d’échange pour l’ensemble du réseau constitué par les centres de la Voie du Diamant.

Détails : www.europe-center.org , www.summercourse.ec , www.buddhism- foundation.org , www.diamondway-buddhism.org , www.sherabgyaltsen.com , www.lama- ole-nydahl.org

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Karmapa inaugure le Centre Européen de Diamondway

Immenstadt, 2 août 2015: Sa Sainteté le 17ème Karpama, Thayé Dordjé, a inauguré, en compagnie de Lama Ole Nydahl, le nouveau bâtiment du Centre Européen – un lieu de rencontre international pour les bouddhistes de la Voie du Diamant, situé dans le sud de l’Allemagne. Une capsule témoin a été enterrée dans la cour intérieure du centre bouddhiste ; Karmapa a ensuite, pour la première fois, déambulé sur les prémisses du nouveau circuit, en compagnie de Lama Ole Nydahl, Shérab Gyaltsen Rinpotché, suivis par des milliers de pratiquants bouddhistes.

La cérémonie s’est déroulée à l’occasion du 23ème cours d’été international au Centre Européen, établi à l’endroit où se trouve l’ancien hôtel particulier “Gut Hochreute“, où des milliers de bouddhistes venant de plus de 40 pays différents ont pu se rencontrer du 27 juillet au 9 août pour écouter les conférences bouddhiques, suivre des méditations guidées et participer aux cérémonies traditionnelles. Gut Hochreute a été fondé à l’origine en 1911 dans la petite ville d’Immenstadt près des alpes bavaroises. En 2007, la Fondation du Bouddhisme de la Voie du Diamant a acheté la propriété de 40 hectares pour la transformer en l’actuel Centre Européen, où tous les gens de par le monde peuvent venir se rencontrer, approfondir leurs connaissances en matière de bouddhisme et méditer ensemble en accord avec la tradition Karma Kagyu du bouddhisme tibétain. De ce fait le Centre Européen est connecté à plus de 650 centres de méditation sous l’autorité spirituelle de Karmapa, et sert de lieu d’échange pour l’ensemble du réseau constitué par les centres de la Voie du Diamant.

Après les discours prononcés par les membres du conseil de la fondation, les représentants du conseil municipal et du district ainsi que le président de l’Union Bouddhiste Allemande, Lama Ole Nydahl et Karmapa ont parlé en termes inspirants des racines du bouddhisme de la Voie du Diamant, et exprimé leurs profonds souhaits pour le développement de ce centre pour le bénéfice de tous les êtres, avec une mention spéciale pour les générations à venir. “Il faut deux conditions pour que des choses comme cela arrivent », a dit Karmapa. Les souhaits des gens qui les formulent et la bénédiction des lamas et des boddhisattvas. Et les deux ont été réunies ici. » Une capsule-témoin, contenant des documents historiques et des objets, a été enterrée dans le cour centrale du centre. Elle est planifiée pour être ouverte dans 108 ans. Karmapa a également béni la grande statue de Bouddha et le centre de méditation de 570 mètres carrés, lequel avait été inauguré l’an dernier. Il a aussi inauguré les prémisses d’un chemin circulaire (« kora »), marchant sur celui-ci pour la première fois.

Avec le nouveau bâtiment et le grand centre de méditation, ce centre bouddhiste constitue le centre le plus important pour le bouddhisme de la Voie de Diamant en occident.

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Initiations à Montchardon avec Lama Teunsang – août 2015

Lama Teunsang transmettra l’initiation de Tchenrézi à Mille Bras, samedi 15 août vers 14-15h. Cette initiation est donnée dans le cadre de l’enseignement sur la pratique de Nyoung Né qui a lieu du mercredi 12 au dimanche 16 août à Montchardon.

Lundi 17 août, Lama Teunsang transmettra l’initiation de Manjoushri assis sur un lion  Djampel Ma Seng  vers 14-15h à la demande particulière d’une personne.
Manjoushri (Djampel Yang en tibétain) est l’aspect de la sagesse et de la connaissance des Bouddhas.

Cette initiation se rapporte à l’aspect de Manjoushri  “Djampel Maseng” avec l’aspect féminin de Yangtchenma (ou Sarasvati en sanscrit) qui est associée à une pratique que l’on fait régulièrement à Montchardon.

Petit rappel : pour pouvoir recevoir une initiation, il est nécessaire d’avoir pris refuge.

Pour plus d’informations:

Centre de Montchardon – Karma Migyur Ling
8900 Route de Montchardon – 38160 Izeron – France – tel : 04 76 38 33 13 www.montchardon.orgaccueil@montchardon.org

Thayé Dordjé, Le 17ème Karmapa, en Europe

Chers amis,

Après une semaine passée à Dhagpo Kagyu Ling en Dordogne pour les 40 ans du centre durant laquelle Thayé Dorjé, le 17ème Karmapa, a donné enseignements et initiation, Sa Sainteté sera à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 9 Août à l’Europe Center de diamondway en Allemagne.

Le programme d’enseignements et d’initiations lors de ces 9 jours sera ponctué dès demain par l’inauguration du magnifique institut à Immenstad.

Si vous ne pouvez être présents, sachez que l’ensemble de ces journées seront retransmises en streaming et traduites notamment en Français.

Pour accéder au streaming, il faut s’inscrire sur internet :  www.diamondway-buddhism.org/streaming ou bien register.diamondway-buddhism.org En cas de problème : stephan@mahamudra.de Le streaming commencera le 2 Août.

Vous pouvez suivre les reportages sur la visite du Gyalwa Karmapa à Dhagpo Kagyu Ling sur http://www.dhagpo.org/40/blog/ et à l’Europe Center sur http://europe-center.org/fr/

Allocution de Karmapa à l’occasion du premier anniversaire du décès de Shamar Rinpoché – 11 juin 2015

Retrouver l’article original sur karmapa.org.

Je voudrais profiter de cette occasion pour remercier tout le monde et vous manifester toute ma gratitude et ma reconnaissance pour votre présence ici. Je peux voir des disciples de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché – un grand nombre d’anciens disciples, amis et étudiants, pratiquants et bien sûr les vénérables. Je voudrais prendre un moment pour que l’on se souvienne de la signification de ce jour.

Nous savons que, d’un point de vue universel, cette journée est un jour pour se remémorer et aussi célébrer la vie d’un grand être. D’un point de vue spirituel, cette journée est un jour pour se rappeler trois des actes – ou activités – les plus importants accomplis par un bodhisattva réalisé : la naissance, la vie et le décès de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché.

Tout comme celle du Bouddha lui-même, la naissance de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché est très importante. La renaissance d’un bodhisattva est supposée être une renaissance consciente,   mue par l’intention d’accomplir le bien des êtres sensibles. C’est par cette volonté qu’il reprend naissance. Nous devons profiter de ce jour et prendre le temps de nous rappeler cela.

Ensuite, essayons de nous souvenir de sa vie, de son activité, de son héritage, de sa contribution au monde. À l’image de nombreux grands êtres que nous connaissons à travers l’Histoire, mais aussi aujourd’hui même, la vie de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché est une formidable source d’inspiration pour nous tous.

Rappelons-nous sa capacité et sa détermination à protéger et à préserver cette lignée que nous connaissons. Il ne s’agit pas de n’importe quelle lignée, mais d’une lignée de compassion et de sagesse : une lignée des enseignements du Bouddha – les enseignements qui ont survécu, qui se sont développés pendant plus de 2 500 ans et que se développent encore, à ce moment même. Ces enseignements ont aujourd’hui atteint diverses régions du monde. Les enseignements bouddhiques sont maintenant partout sur le globe et accomplissent le bien d’un nombre incommensurable d’êtres grâce à leur message de compassion et de sagesse. Un nombre infini d’êtres réalisent les bienfaits de ces enseignements atemporels, de cette pratique atemporelle qui ne requiert aucun effort.

Le seul fait de générer de la compassion et de la sagesse à l’égard des autres apporte une grande paix, pour nous-mêmes, pour les autres et donc pour tous ceux qui nous entourent. Et cet effet est bien sûr atemporel. Les bienfaits de ces enseignements ont été vus par le Bouddha, par les bodhisattvas – ceux qui empruntent le chemin pour devenir des bouddhas. Ils les ont constatés, en ont fait l’expérience et les ont réalisés. Il en va de même pour ce grand être dont il est question aujourd’hui – Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché.

L’héritage qu’il a laissé est mis en lumière par les pratiquants qui se trouvent ici et ceux qui n’y sont pas – les pratiquants qui dévouent leur temps et leur énergie à acquérir une meilleure compréhension de ce qu’ils peuvent accomplir, de la contribution qu’ils peuvent apporter aux autres et de la façon de développer compassion et sagesse.

Grâce aux efforts de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché pour préserver cette lignée, nous pouvons en faire partie, la mettre en œuvre et la vivre. D’une certaine façon, nous pouvons intégrer cette lignée dans nos vies quotidiennes affairées et en appréhender le sens réel.

Les enseignements qu’il a préservés sont si importants en ces temps difficiles et matérialistes. Les enseignements bouddhiques sont extrêmement délicats à préserver, comme le Bouddha l’a dit, principalement à cause de nos émotions. Bien sûr, le facteur karmique entre aussi en jeu. Le karma est une force très importante et puissante qui nous pousse à diverses limites, mais en essayant de comprendre les défis du karma et des émotions affligeantes que nous rencontrons tous les jours, nous en venons à comprendre à quel point cette pratique de la compassion et de la sagesse est bienfaisante. La compassion et la sagesse constituent l’antidote au karma et aux émotions affligeantes que nous rencontrons. Soyons donc reconnaissants à Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché d’avoir préservé ces précieux enseignements.

Nous devons donc nous rappeler ce qu’il nous a laissé : le précieux et atemporel Dharma du Bouddha et la compréhension que nous avons les uns pour les autres. C’est ce que nous devons nous rappeler et il nous faut utiliser cette opportunité. Comme le vénérable Jigmé Rinpoché l’a précédemment mentionné, le précieux corps humain offre une occasion précieuse pour accomplir le bien d’autrui. En même temps, il est fragile du fait de la présence des karmas et des émotions affligeantes.

Je vous invite tous à utiliser cette opportunité pour réfléchir au sens de la compassion, de la sagesse et des bienfaits à embrasser ces qualités. En agissant ainsi, vous parviendrez à comprendre les véritables avantages de la présence de grands êtres, de grands bodhisattvas comme Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché dans vos vies parce que sans eux, ces enseignements ne peuvent simplement pas survivre ni fleurir. C’est grâce aux activités de ces bodhisattvas, à leur vie et à leur dévouement que les enseignements ont été préservés, partagés et rendus accessibles à tous. Si nous éprouvons un sentiment de paix, physique ou mental, quel qu’en soit le degré, quelle qu’en soit la forme – cela est uniquement dû à la pratique de la compassion et de la sagesse. Il est, par conséquent, très important de se le rappeler.

Enfin, comme pour le Bouddha, le troisième acte – ou activité – d’importance est celui du parinirvana, ou plus simplement du décès. Le dernier enseignement de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché est celui de l’impermanence – de la fragilité, du constant changement de notre vie. Même si nous pouvons percevoir, de façon très banale et mondaine, que de tels événements font partie de la vie et rien d’autre, en fait, le parinirvana constitue bien plus que cela. Il doit être perçu et compris comme un enseignement direct. Lorsque de telles choses se produisent, elles nous amènent immédiatement à réfléchir et à nous interroger sur nous-mêmes et notre état : si un tel être peut décéder, qu’en est-il de moi ? Qu’en est-il des autres ? Et cela ne constitue pas seulement un moment de curiosité, mais conduit à une profonde réflexion.

Lorsque quelqu’un décède, il est difficile de digérer de tels enseignements. Cela peut arriver à quelqu’un de très proche, quelqu’un qui a de l’importance pour vous, et lorsque cela se produit, c’est accablant, émotionnel et lourd. Néanmoins, il y a quelque chose à apprendre d’un décès. Et dans le cas du départ de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché, il y a un enseignement : se rappeler la fragilité et le caractère impermanent de notre vie.

Je vous demande donc d’absorber les expériences que vous faites et de ne pas les laisser être emportées par vos tâches quotidiennes et votre vie parce que ces moments recèlent une grande sagesse  : se rappeler l’impermanence de chaque aspect de la vie, de chaque changement de notre façon de penser, d’être, de nous comporter, etc.

En nous concentrant sur le dernier enseignement de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché, nous acquérons davantage de sagesse. Cette sagesse n’est pas issue de l’extérieur, mais elle est éprouvée de l’intérieur. Essayez de vous concentrer dessus, encore et encore (c’est ce que l’on appelle la pratique) et pour cela vous avez besoin de vous donner du temps et d’être un peu plus cohérent d’une certaine façon, ce qui signifie que vous prenez du temps pour que cette expérience, cette sagesse, cette compréhension puissent se développer.

En faisant cela, l’enseignement devient intemporel et sans limites. Intemporel signifie qu’il ne s’éteindra pas. Au contraire, une approche matérialiste atteint, après quelque temps, ses limites et prend fin. Si nous nous concentrons sur les qualités de compassion et de sagesse que nous possédons – alors cela devient vraiment intemporel.

Je pense donc qu’il est crucial pour nous tous d’utiliser ce moment, ce précieux moment, qui nous a été donné. Ce jour marque évidemment un événement spécifique : le premier anniversaire du parinirvana de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché et, à cette occasion, nous avons la chance d’avoir la relique d’un os, ce qui est très spécial.

Pour la plupart d’entre nous, il peut être difficile de comprendre la signification d’une telle relique. Les reliques des os constituent un des nombreux signes – ou preuves – qu’un être est un grand être. «  Grand être  » ne signifie pas que quelqu’un est né ainsi. Le Bouddha lui-même, comme nous tous, a débuté à un niveau ou avec des circonstances de vie ordinaires, et c’est valable aussi pour Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché. Mais au fur et à mesure du temps, grâce à ses qualités et son dévouement purs, il a excellé et transcendé ses qualités de compassion et de sagesse.

Pour de grands êtres, non seulement leur véritable essence – c’est-à-dire leur conscience – se développe d’un état émotionnel vers un état éveillé, mais leur état physique aussi est affecté – d’une façon positive, bien sûr. Lorsque la conscience quitte ce monde, le corps physique laisse aussi des marques qui reflètent la compassion et la sagesse de la conscience. Il y a donc souvent des parties de la dépouille qui demeurent après la crémation et constituent ainsi des signes.

Normalement, lorsqu’un corps est incinéré, nous savons tous que le feu consume tout et que rien ne peut rester à la fin, mais du fait de la compréhension et des capacités d’un grand être, il demeure des parties de la dépouille. Le fait que ces restes demeurent signifie que les étudiants, disciples ou pratiquants ont un lien karmique positif avec l’être qui est décédé. De ce fait, ces reliques constituent également une source de bénédiction et d’inspiration. C’est le cas pour Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché.

Parfois des morceaux comme les facultés oculaire ou gustative demeurent et sont liées à l’activité de cet être. Si le cœur demeure, cela signifie que l’être a pratiqué la bodhicitta ; si c’est la langue, qu’il a pratiqué la parole pure ; si se sont les globes oculaires, qu’il a pratiqué la vision pure.

Les différents morceaux qui demeurent, avec les reliques (qui apparaissent sous de nombreuses formes), constituent une source de bénédictions. Je pense donc que nous sommes tous très chanceux d’avoir ces reliques pour en recevoir la bénédiction. Une partie est maintenant installée en ce temple et recevons-en donc tous la bénédiction et offrons nos prières.

À l’opposé de la façon générale de commémorer le départ de quelqu’un, dans un contexte spirituel, particulièrement pour le décès d’un grand être, comme Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché, il ne s’agit pas de se souvenir d’une personne, mais de davantage : nous appelons sa bénédiction, nous appelons son inspiration, nous appelons sa sagesse, sa compréhension. En agissant ainsi, quelque chose que nous pouvons absorber devient intemporel et bénéfique.

Je suis donc heureux que vous soyez nombreux ici. Je sais que de nombreuses personnes n’ont pas pu venir, du fait des tragédies qui ont eu lieu au Népal et pour d’autres raisons. Néanmoins, je suis reconnaissant pour ceux qui sont présents et je me réjouis qu’ils utilisent ce précieux moment.

À présent, rappelons-nous un fait à propos de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché : c’est un être réincarné, c’est très important. Il s’agit d’une tradition qui a commencé au Tibet, dans le cadre du bouddhisme tibétain. C’est une tradition où un grand être se réincarne encore et encore afin d’accomplir le bien des êtres sensibles et pour continuer la lignée et les enseignements qui ont été amenés de cette terre, cette nation, votre nation – l’Inde – par delà l’Himalaya jusqu’au Tibet et partout dans le monde.

Comme nous le savons, les reliques de feu Kunzig Shamar Rinpoché sont celles de sa 14e incarnation. Utilisons aussi ce moment pour prier du fond du cœur pour le prompt retour de la 15e réincarnation.

Je vous demande tous de vous joindre à moi pour effectuer cette prière qui commencera demain et durera une semaine avec la pratique de Chakrasamvara qui constitue une tradition et une pratique que nous avons préservée pendant des siècles. Tout le monde est bienvenu. Aujourd’hui est un jour très spécial, je vous demande donc de prier et de recevoir les bénédictions de ces reliques.

Je souhaite terminer en offrant tous mes remerciements à ceux qui sont venus. Vous avez tous des agendas chargés, des vies occupées, malgré cela vous avez pris le temps de venir. Il y a des vénérables moniales et moines, des disciples, de vieilles connaissances de Sa Sainteté Kunzig Shamar Rinpoché, ainsi que des représentants des ambassades du Bhoutan et du Népal. Je vous remercie d’être présent. Il y a aussi des étudiants du monde entier, je vous remercie vraiment aussi, car je sais qu’il vous est difficile de prendre le temps de venir. Merci beaucoup. Puissions-nous accomplir le bien des êtres et générer compassion et sagesse.

Merci. Namo Boudhaya!